2009
11.06

Né en 1974, le réalisateur Rodolphe Tissot commence sa carrière cinématographique comme assistant sur différentes séries tv, téléfilms et films. Parallèlement, il travaille aussi comme acteur. Dés 2006, il tourne ses premiers courts-métrage. La Tueuse est sont premier long.

la tueuse

Votre film, La Tueuse, est centré sur l’univers du poker. Vous êtes vous-même plus qu’un joueur du dimanche, j’imagine?

Tout à fait, j’étais un gros joueur jusqu’en 1999. J’ai décroché avant que ça ne devienne à la mode. Je n’étais pas un professionnel mais j’ai fait quelques tournois importants aux Etats-Unis.

Qu’est ce qui vous intéressait dans ce milieu?

La phase d’addiction était pour moi un thème assez inexploité dans les films sur le poker. Il y a en a assez peu, ils sont essentiellement américains. Leur vision reste trop Hollywoodienne, trop lisse.

Vous aviez dés le début en tête de décrire ce milieu à travers les yeux d’une héroïne?

Non, pas du tout. Dans les premières versions, c’était un homme. Puis, j’ai trouvé plus intéressant de voir une femme faire sa place dans ces cercles d’hommes assez machos. Le regard des autres n’est alors plus le même. Il se trouve que l’on pardonne moins facilement à une femme de s’adonner aux jeux d’argent qu’a un homme.

Vous aviez écrit le rôle pour Adrienne Pauly?

Non, je n’avais pas de comédienne en tête à l’écriture. C’est au casting que j’ai rencontré Adrienne. Je l’ai choisi parce qu’elle apportait une vraie personnalité au personnage avec un grain de folie et une sorte de détachement très intéressants.

Il y a une atmosphère de polar dans La Tueuse.

Ça vient de ma longue expérience d’assistant sur des séries policières françaises comme Maigret par exemple. J’aimais l’idée d’associer cette ambiance à celle du poker et ceci sans que l’on voit une seule fois une arme ou un flic.

Interview : David Nicolas Parel

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