11.09
Adèle a reçu le samedi 7 novembre 2009 le prix d’interprétation féminine pour le film Déchaînées de Raymond Vouillamoz en Compétition Officielle cette année à Cinéma Tous Ecrans.
Cette courte interview a lieu 5 jours avant la remise des prix.
Comment es-tu arrivée sur le projet Déchaînées?
J’ai passé un casting à Paris. Je sais qu’à la base, ils cherchaient des comédiennes suisses. J’ai tenté ma chance.
Tu connaissais un peu la Suisse?
Pas du tout.
Et le cinéma helvétique ?
Encore moins.
Tu t’attendais à quoi lorsque tu as débarqué à Genève pour le tournage?
J’avais l’image d’un pays assez strict, genre l’Autriche, très propre, rangé, austère. Des clichés encore une fois. Les gens sont comme à Paris. Très ouverts et bien loin de l’idée que j’en avais.
Le travail avec Raymond (Vouillamoz), Iréne (Jacob), la jeune Paolina (Biguine), c’est comment?
Avec Raymond Vouillamoz, c’était très sympa, très agréable. Il m’a laissé apporter ma touche perso à son personnage. C’est-à-dire un côté moins dramatique que celui décrit dans le scénario. J’étais très anxieuse à l’idée de travailler avec Irène. Sa filmographie, ses films avec Kieślowski, sa grande expérience du métier de comédienne, m’impressionnaient beaucoup. Elle m’a beaucoup rassuré sur le tournage. C’est évidemment quelqu’un de très pro. Avec Paolina, on avait une relation très complice. Elle a un rapport avec le jeu plus encré dans la réalité. Plus spontané. C’est pas son premier film. Elle avait l’habitude de la caméra mais l’approche est très différente d’une grande actrice comme Irène.
Tu te sens proche de ces mouvements de libération de la femme des années 70 décrits dans le film ?
Oui. Enormément. Je me suis beaucoup intéressée au sujet. Et puis l’actualité nous rappelle sans cesse que ces droits sont importants. En tant que femme, c’est primordial d’être consciente que les choix que nous pouvons faire aujourd’hui sont des acquis résultant de combats et luttes passés.
Tu as des projets pour la suite ? (évidemment, elle ne sait pas encore ce qui l’attend dans quelques jours)
Je ne sais pas trop. (Elle réfléchit). Je n’ai pas de projet pour l’instant. J’ai plutôt des espoirs. Tu sais, c’est un milieu très hasardeux, on ne sait jamais à quoi s’attendre. C’est un peu les montagnes russes. J’ai tourné dans deux courts métrages cette année avec un réalisateur que je veux suivre. Mais pour l’instant, je ne sais pas trop de quoi demain sera fait.
Merde pour la suite alors.
Merci
Interview par David Nicolas Parel

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